dimanche 3 mars 2013

Do you parle anglais ?

Le voilà, le post polémique ! Ouh la, me voilà blogueuse engagée... attention !
Alors quel est le sujet que j'introduis comme ça ? La politique ? La religion ?
Non, rien d'aussi pénible, rassurez-vous. Je vais simplement alimenter l'éternel débat : à savoir, qui des français ou des québécois, utilisent le plus de mots et d'expressions anglaises.

Tout d'abord, le contexte si vous le voulez bien (vous voulez bien ?) :
- À ma gauche, les québécois : entourés d'anglophones avec les États-Unis au sud et le reste du Canada à l'ouest, c'est "pô ben facile" pour eux de défendre la langue française. Rappelons que nous, môôôdits français, on a crissé notre camp (ou dégagé) en 1763 en les laissant aux mains de la couronne britannique (ou quelque chose comme ça, faut que j'approfondisse mes cours d'histoire). Tout ça pour dire que nos cousins ont eu tout le temps de développer leur "version" de la langue française et d'emprunter quelques expressions à sa majesté la reine.
- À ma droite, les français : après avoir passé une centaine d'années (voire beaucoup plus) à essayer de dégager les anglais hors de France à l'aide de grands coups de pied dans le pudding, on s'est bizarrement mis à essayer de parler comme eux ("Il est où le parking ?"). Et c'est pas parce que les "Tupperware", on les prononce "tu-père-wouare" et non "teu-peu-wère" qu'on va laisser tomber (et encore moins se vexer devant la crise de rire d'un québécois qui vient de nous entendre prononcer ce mot magique).

Voici donc ce qu'on peut entendre ici au Québec (et qui fait que, quand on a des bonnes bases d'anglais, on a moins de mal à comprendre ce qu'on nous dit) :

Le québécois ne va pas à une fête ou à une soirée, il va à un "party" (prononcé "parté").
Quand il va au restaurant, il n'hésite pas à "checker" s'il a bien laissé un "tip" à la serveuse.
Il n'utilise pas de scotch, mais il a bien un rouleau de "tape" quand même.
Quand il apprécie une activité, il va dire que "c'est l'fun !".
S'il a cassé quelquechose, ce quelquechose est "fucké".
Restons dans la poésie : quand il va à "la toilette", le québécois n'oublie pas de "flusher" une fois qu'il a fait ce qu'il avait à faire.
Si votre cellulaire est déchargé, il suffit de le "ploguer" (de l'anglais "plug").
Ici, rien n'est mignon mais tout est "cute".
Le québécois aime rigoler et raconter des "jokes".
Et en voiture, on peut freiner ou on peut "braker"... le résultat sera le même.
Et bien sûr, la liste est encore longue...

Par contre, parfois le québécois tente de limiter les dégâts. C'est pour ça qu'il trouve que, nous français, on utilise beaucoup de mots anglais :
Commençons par la grande gastronomie : quand le québécois va au MacDo, il ne va pas au Drive pour commander à un Happy Meal. Non, lui il va au service au volant pour avoir un Joyeux Festin.
Restons dans le "culinaire", ici on mange des gommes et des chiens chauds/roteux (chewing-gum et hot dogs... vous avez cru que j'allais dire qu'on mangeait des gommes et des crayons ?).
Le québécois souhaite rarement un bon week-end, mais plutôt une bonne fin de semaine (c'est toujours mieux que certains français qui, pour faire court ou cool, souhaitent un "bon week"... bonne semaine donc, pfff ah nan mais j'te jure).
Le mot "courriel" qui fait ringard en France est ici beaucoup utilisé.
Quand il est sur internet, le québécois ne "chat" pas, il.... (attention j'aime beaucoup celui-là).... il clavarde ! Ben oui, bavarder + clavier : clavarder (et dans la même famille, vous avez aussi le clavardage). J'adore !
L'autre jour, je voyais une pub sur laquelle était écrit que l'entreprise avait une "salle de montre" à telle adresse... Pas facile parce que l'entreprise en question ne vendait pas de montres. Et là, éclair de génie, j'ai compris : ils avaient une showroom ("une" ou "un" d'ailleurs, je ne sais plus).
Et enfin, je termine avec l'exemple le plus connu, celui qui montre que le québécois essaie tant bien que mal de défendre la langue française :


Voilà, pour résumer, je ne sais pas qui des québécois ou des français utilisent le plus de mots anglais (et jm'en câââlisse !), mais je dirais peut-être les québécois quand même (héhé). Par contre, ils sont quand même plus crédibles quand ils le font (ben oui désolée) : en France, il y a beaucoup de mots anglais qu'on utilise sans s'en rendre compte et d'autres que certains utilisent parce qu'ils font branchés ("jte laisse, j'vais à un meeting" "Ah ouais, et pourquoi t'irais pas plutôt à ta réunion ?!"... Enfin là il ne s'agit que d'une petite catégorie de gens qui tentent de montrer leurs talents en anglais). Il y a quand même énormément de mots anglais ici au Québec, mais au moins les gens les prononcent correctement (adieu les Tu-père-wouare). En France, il y a aussi le problème des mots anglais qu'on récupère et qu'on utilise pas correctement (cherchez la traduction anglaise du mot "parking"... ben bizarrement c'est pas "parking"). Et puis je me demande aussi d'où vient cette tendance à vouloir parler anglais en France, parce qu'on peut pas dire qu'on soit entourés d'anglophones comme le sont les québécois...

Bref, je ne suis pas là pour faire une analyse socio-linguistique de mes 2 pays. Moi, j'vous raconte ce que je constate, c'est tout !!
Le débat dure depuis tellement longtemps... et tant mieux d'ailleurs, moi j'trouve que c'est l'fun !








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