jeudi 14 mars 2013

L'améri-keu, l'améri-keu, je veux l'avoir et...

Sacré Joe Dassin ! Ce qu'il ne disait pas dans sa jolie chanson, c'est qu'il n'était pas nécessaire d'aller chez l'oncle Sam pour être en Amérique. Géographiquement, c'est évident : ici au Canada, on est bien en Amérique. Mais les similitudes entre les USA et le Canada ne se résument pas à une simple histoire de "ben oui, on est sur le même continent".

Depuis qu'on est arrivés il y a 9 mois, il y a eu pas mal de p'tits trucs qui nous ont rappelé que les USA étaient tout près. Alors du coup, je me suis dit qu'il allait bien falloir que je les liste sur le blog ces p'tits trucs qu'on remarque dans la vie quotidienne.

Voici donc, pour le plus grand plaisir des canadiens et des québécois (héhé, sorry), une petite comparaison entre ces 2 pays d'Amérique du nord. Nous, avec nos yeux de français, on remarque surtout les ressemblances, mais je vais tâcher de ne pas me mettre tous les canadiens à dos et je vais donc également parler des différences...(parce que, même sans jouer la carte de la diplomatie, y'en a un paquet de différences).

Allez, c'est parti... commençons par les points communs (ou parce que le Canada, c'est l'Amériiiiiique !!) :

- Peut-être la première chose qui frappe en arrivant : le quadrillage des rues


Si ça c'est pas du perpendiculaire...

- Les bus scolaires... je sais pas pour vous, mais moi quand j'allais au collège ou au lycée, mon bus il avait pas la même tronche :

photo prise ici
Non non, on n'a pas passé la frontière pour prendre cette photo (surtout que je l'ai prise sur le net)... Ce sont  les mêmes bus qu'au Canada (pour ceux du Québec, remplacez juste l'inscription "school bus" par "écoliers" et le panneau "stop" par un panneau "arrêt"... of course).

- Les sports : là encore, plus de similitudes avec les États-Unis qu'avec la France. Le sport national ? Le hockey évidemment... (qui aura bientôt un post entier sur le blog, dès qu'on prendra le temps d'aller voir un match).

photo prise ici
Apparemment, le second sport national au Canada est la crosse (??). Tout ce que j'en ai retenu, c'est qu'il a des origines amérindiennes... Mais quand il s'agit de sport, Wikipédia est beaucoup plus crédible pour vous l'expliquer.
Viennent ensuite tous les sports en provenance des usa. Le football américain est très populaire... vous auriez dû voir tout ce qu'on s'est mangé lors du Super Bowl (pubs spéciales à la télé, offres spéciales Super Bowl dans tous les "bons" fast-foods, etc...).
Oubliez le foot qu'on connait en Europe : ici, comme aux States, on appelle ça le soccer et il est très peu pratiqué (parait-il que l'équipe du Canada de soccer serait, selon un classement de 2011, 83e mondiale).

- La télé : en dehors du fait qu'on ait une quantité phénoménale de pubs, on a également beaucoup d'émissions américaines. Des chaînes canadiennes anglophones diffusent énormément de programmes qui viennent des usa (et je ne parle pas seulement des séries mais surtout des talks-shows ou autres émissions de  télé-réalité). Bref, la télé en générale est beaucoup plus américaine que française.

- Les magasins : côté fringues, on retrouve notamment Gap et Old Navy (plus présents qu'en France en tout cas) et plein d'autres. Et pour ce qui est des grands "magasins-entrepôts", on a les fameux Costco et Sears, et bientôt Target ! J'aurais bien aimé trouver un peu plus d'enseignes françaises, surtout pour ce qui est de la mode, mais bon... à la guerre comme à la guerre.

- La recherche d'emploi : ici, pas de détails perso sur le CV (oubliez votre âge, statut marital, photo, etc). La recherche d'emploi se fait par "réseautage" : pour embaucher quelqu'un , un employeur va d'abord chercher dans ses connaissances et relations, puis dans les candidatures spontanées qu'il a reçu, et en dernier recours il va poster une annonce sur internet. Tout ça fait qu'il vaut mieux être au courant que le marché du travail fonctionne "à l'américaine" avant de se mettre à chercher une job...

Voilà quelques détails "américains" qu'on peut donc remarquer en arrivant au Canada.

Mais n'allez surtout pas confondre un canadien et un américain (oh malheureux !), parce qu'il y a quand même pas mal de différences entre les deux... En voici quelques-unes (comme d'hab', les moins polémiques) :

- La religion (heureusement que je ne voulais pas faire "polémique") : je dirais juste que le religion se fait beaucoup plus discrète ici. À part dans une certaine émission qui passe le dimanche matin, vous entendrez trèèèèès rarement (moi j'ai pas encore entendu en fait) quelqu'un dire "Dieu vous bénisse" ou autre truc du genre. Bon, bien sûr, c'est arrivé 2 ou 3 fois que l'on vienne sonner à notre porte pour nous parler de Mr Jésus (et ceux qui me connaissent imaginent l'accueil qu'ils ont reçu) mais on est franchement pas plus embêtés qu'en France. Ici les gens sont croyants, mais ils n'en parlent pas plus que ça... beaucoup moins qu'aux USA en tout cas (demandez à ma p'tite sœur, spéciale dédicace, combien de fois les étudiants de la fac américaine où elle a passé quelques mois lui ont demandé à quelle église elle appartenait). J'avais franchement peur en arrivant ici d'entendre trop parler de religion, mais je suis vraiment rassurée !

-  La criminalité : les américains se moquent souvent des canadiens en disant que leurs voisins ne ferment jamais leur maison à clé. Bon forcément, y'a une sacrée différence sur ce plan-là. Le Canada, c'est pas le pays des Bisounours (RIP mon portefeuille), mais on s'y sent plutôt en sécurité. Bien sûr, la comparaison est facile avec les USA où il y a en moyenne une arme à feu par habitant (taux d'homicides par arme à feu pour 100 000 habitants : 3 en France / 2,13 au Canada / 10,2 aux USA... eh ouais, Mâdâme sort les statistiques officielles !). Mais bon, je parle ici des différences notables entre les 2 pays et ça, c'est une différence non négligeable... Je pense, pour résumer, qu'il est à peu près aussi facile de se procurer une arme au Canada qu'en France.

- La nourriture : oui, ok, j'aurais pu en parler dans les similitudes (car bonjour paquets géants de chips et autres saloperies...). Mais le fait est qu'on trouve quand même moins de formats "giant" (on voit rarement des gens boire des sodas dans des gobelets qui ressemblent à des aquariums). Et bizarrement, le résultat est là : y'a beaucoup moins d'obésité au Canada qu'aux USA (remarque, on a d'la marge héhé)...

- Les bons sentiments : bon attention, là c'est plus personnel, et je précise aussi que je ne parle que de Montréal car le Canada est si vaste que la mentalité des gens diffère d'une ville à l'autre. Ce qui m'exaspère chez les américains, c'est cette avalanche de "oh my god-amazing-wonderful-etc"... C'est facile de le remarquer quand tu travailles comme serveuse pendant l'été et que tu vois une américaine tomber en extase (true story) devant une pauvre omelette toute simple. T'as juste envie de lui empoigner la tête et de la plonger dans son assiette (oui, désolée, j'ai un peu de mal avec ça... hihihi). Les québécois n'ont pas vraiment ce trait de caractère mais parait-il qu'on le retrouve plus à Toronto par exemple.

Bon voilà pour ma p'tite liste... Il y a bien sûr plein d'autres choses à rajouter mais moi je ne vous parle que de ce qui me paraît le plus frappant. À part l'histoire des bons sentiments américains, je ne rentre pas trop dans les détails des personnalités de chacun (en plus, j'essaie en général de ne pas mettre tout le monde dans le même sac).
Comme d'hab', chacun ses impressions ! Nous, ce sentiment d'être en Amérique (sans ses mauvais côtés héhé) nous plaît bien...

Et bien sûr, tous les commentaires sont les bienvenus (surtout que j'en ai rarement, pauvre de moi)... Peu importe votre nationalité et votre pays de résidence, n'hésitez pas à me laisser vos impressions sur le sujet ;)

Prochain post à venir très rapidement je pense, car le week-end s'annonce chargé (la fin de semaine pardon, tabarouette !).






lundi 11 mars 2013

Le mauvais côté du redoux

Un p'tit post météorologique tiens, pour changer !

Depuis plusieurs jours, il y a un certain "redoux" ici à Montréal : on tourne autour des 5°C (grosse chaleur donc). C'est bien beau, mais moi je préférais le froid. Ça peut paraître bizarre de dire ça, mais au moins quand il faisait froid on avait un gros soleil et la neige ne se transformait pas en une m**** noire.

C'est donc de ce phénomène tout à fait charmant dont je vais parler aujourd'hui. Jusque là, on ne s'est pas plaint de l'hiver : ces 4 derniers mois n'ont été qu'une succession de jours de grand soleil et d'averses de neige (donc joli dans les deux cas).

Mais là, depuis au moins 10 jours, je suis pô contente : les températures ont eu la bonne idée de remonter, mais du coup la neige disparaît... mais pas partout. Je parle de ces jolis tas de neige qui se formaient cette hiver au fur et à mesure que les routes, les trottoirs, et les parkings étaient dégagés.

Voici donc un joli tas neige bien blanche (photo qui date de décembre dernier, lors de la tempête de neige) :


Et voici le même tas (ou presque) aujourd'hui :


Wouah ! Quelle splendeur...
Alors c'est un genre de slush (qui est une sorte de gadoue qui se forme quand la neige fond) mais en moins humide. Là, les trottoirs et les routes sont relativement secs ; c'est juste ces gros tas noirs qui gâchent un peu le paysage.
Allez, pourquoi se priver ?! Voici les autres photos que j'ai pris cet après-midi (autant vous dire que j'me suis régalée) :


Vous remarquez les magnifiques nuances : noir, blanc, gris-marron... On en prend plein les mirettes comme dirait mon p'tit mari



Ceci n'est pas un rocher... 

Remarque, ya un p'tit côté art-déco avec ces gobelets prisonniers de la "neige"
Eh oui, n'oublions pas ce détail ultra important : c'est qu'en plus de cette belle couleur, les tas de neige qui fondent nous révèlent tout un trésor de détritus ; tout ce que les gens ont balancé pendant l'hiver et qui est resté dans la neige. Eh bien tout ressort en ce moment... la cerise sur le gâteau quoi (ou la crotte sur le tas de neige dans le cas présent).

garanti 80% neige et 20% déchets


parfois ça donne de "jolies" sculptures...
Bon je vous rassure, Montréal ne ressemble pas à un immense tas de slush. Ça c'est juste les endroits où la neige avait été entassée (y'en a pas mal quand même...).

Lui, il s'en fout, il fait ses réserves de feuilles mortes...
Voilà les joies du redoux donc ! Bon vous me direz "oui mais au moins ça veut dire que le printemps arrive"... Eh bien oui, mais non ! La météo canadienne est traître : elle te fait croire que l'hiver se termine et paf, elle te renvoie une averse de neige en avril (on n'est jamais à l'abri).

Moi je dis, restons méfiants...


P.S. : Pour ceux qui me suivent régulièrement, le blog a désormais sa page facebook (disponible sur la droite de cette page). Si vous aimez, cliquez sur "j'aime" (héhé, logique !)...



mardi 5 mars 2013

Nuit blanche à Montréal (mieux qu'à Seattle)

Samedi dernier, c'était la fameuse Nuit Blanche... Wouat iz ite ?

Eh bien ça se passe dans le cadre du festival Montréal en Lumière, dans 4 quartiers différents de la ville. Il y a plein de choses à voir et à faire (quelle info !) mais disons pour résumer que ça tourne autour de l'art sous toutes ses formes et des activités familiales.
Le site officiel vous expliquera plus en détails...

Nous, on a commencé par le Vieux Montréal (principalement pour voir les sculptures de glace) :

(et je commence par une petite comparaison avec une photo prise fin juin)



La patinoire (avec une petite couche de neige en train d'être enlevée)


(Désolée pour les photos floues...quand j'ai vu le résultat, ça a fini de me convaincre et je viens de m'inscrire à une formation photo. Promis juré, j'espère que ça portera ses fruits).

Ensuite, direction la place Jacques Cartier pour aller voir les sculpteurs sur glace au boulot. On est arrivés au tout début, intéressant pour voir les blocs de glace à leur état d'origine... mais du coup gros défi pour rester jusqu'à ce que la sculpture soit terminée.

ah nan le tricheur ! Il est en train de regarder son modèle !!

sa collègue (y'avait un troisième bloc de glace, mais le sculpteur devait être à la bourre car on ne l'a pas vu)


ça commence à prendre forme


regarder des sculpteurs de glace sur la place Jacques Cartier alors que la neige tombe... niiiiice

10 ??? oui après un gros travail de recherches en collaboration avec le CNRS, nous avons découvert qu'il s'agissait de la 10e édition de la Nuit Blanche


Quelqu'un est venu apporter une veste "officielle" du Vieux Montréal aux sculpteurs (qui portaient jusque là une veste avec le nom de leur entreprise). C'est bien beau, mais je vois pas pourquoi ils n'auraient pas le droit de se faire de la pub. Moi je les trouve doués, alors je leur en fait d'la pub (oui, à petite échelle mais bon...) : leur site.

Ca vous permettra aussi de voir ce qu'ils sont capables de réaliser car pour ce qui est de mes photos, on s'est arrêtés là. Le spectacle avait beau être intéressant, on est quand même restés au moins 30 minutes immobiles, les pieds dans la neige. Donc forcément, on avait pas du tout froid jusque là mais hélas ça n'a pas duré.

Une p'tite vidéo pour me faire pardonner :


Bien sûr, c'est plutôt frustrant de ne pas connaître le résultat final... Alors voici les photos prises sur la page facebook du Vieux-Montréal :

c'était donc un guitariste !
et le "10" a été peaufiné 

En remontant la place Jacques Cartier, on reste dans le typique canadien :

La cabane à sucre (que j'ai beaucoup fréquenté l'été dernier quand c'était une cabane à smoothies)... avec l'hôtel de ville en arrière-plan

oui quand je disais "typique", je parlais aussi des chemises...(qu'est-ce qu'il faut pas faire pour les touristes)

la célèbre tire d'érable : on verse du sirop d'érable chaud sur la neige...

puis on enroule au bout d'un bâtonnet... ça vous fait une sorte de sucette à l'érable
Du coup, vu qu'on était bien frigorifiés à cause du spectacle de sculpture sur glace, on a décidé de se rendre au quartier des spectacles en passant par la ville souterraine. Impec', on est arrivés là-bas réchauffés !

On est arrivés par le centre Desjardins, qui avait aussi sorti ses plus belles lumières pour l'occasion :


Puis balade sur la Place des Arts, avec ses glissades et concerts :










Une autre p'tite vidéo qui sert à rien :


Et on a terminé par une p'tite balade dans la "ville" sous-terraine, histoire de jeter un œil aux expos installées pour l'occasion...

l'arbre à souhaits... c'est niaiseux mais on laisse quand même un souhait
au centre Eaton



Si vous cherchez le DJ, c'est celui qui est complètement déchaîné à gauche...


Voilà, balade très sympa en tout cas... Je vous laisse avec the vidéo officielle de Montréal en Lumière :








dimanche 3 mars 2013

Do you parle anglais ?

Le voilà, le post polémique ! Ouh la, me voilà blogueuse engagée... attention !
Alors quel est le sujet que j'introduis comme ça ? La politique ? La religion ?
Non, rien d'aussi pénible, rassurez-vous. Je vais simplement alimenter l'éternel débat : à savoir, qui des français ou des québécois, utilisent le plus de mots et d'expressions anglaises.

Tout d'abord, le contexte si vous le voulez bien (vous voulez bien ?) :
- À ma gauche, les québécois : entourés d'anglophones avec les États-Unis au sud et le reste du Canada à l'ouest, c'est "pô ben facile" pour eux de défendre la langue française. Rappelons que nous, môôôdits français, on a crissé notre camp (ou dégagé) en 1763 en les laissant aux mains de la couronne britannique (ou quelque chose comme ça, faut que j'approfondisse mes cours d'histoire). Tout ça pour dire que nos cousins ont eu tout le temps de développer leur "version" de la langue française et d'emprunter quelques expressions à sa majesté la reine.
- À ma droite, les français : après avoir passé une centaine d'années (voire beaucoup plus) à essayer de dégager les anglais hors de France à l'aide de grands coups de pied dans le pudding, on s'est bizarrement mis à essayer de parler comme eux ("Il est où le parking ?"). Et c'est pas parce que les "Tupperware", on les prononce "tu-père-wouare" et non "teu-peu-wère" qu'on va laisser tomber (et encore moins se vexer devant la crise de rire d'un québécois qui vient de nous entendre prononcer ce mot magique).

Voici donc ce qu'on peut entendre ici au Québec (et qui fait que, quand on a des bonnes bases d'anglais, on a moins de mal à comprendre ce qu'on nous dit) :

Le québécois ne va pas à une fête ou à une soirée, il va à un "party" (prononcé "parté").
Quand il va au restaurant, il n'hésite pas à "checker" s'il a bien laissé un "tip" à la serveuse.
Il n'utilise pas de scotch, mais il a bien un rouleau de "tape" quand même.
Quand il apprécie une activité, il va dire que "c'est l'fun !".
S'il a cassé quelquechose, ce quelquechose est "fucké".
Restons dans la poésie : quand il va à "la toilette", le québécois n'oublie pas de "flusher" une fois qu'il a fait ce qu'il avait à faire.
Si votre cellulaire est déchargé, il suffit de le "ploguer" (de l'anglais "plug").
Ici, rien n'est mignon mais tout est "cute".
Le québécois aime rigoler et raconter des "jokes".
Et en voiture, on peut freiner ou on peut "braker"... le résultat sera le même.
Et bien sûr, la liste est encore longue...

Par contre, parfois le québécois tente de limiter les dégâts. C'est pour ça qu'il trouve que, nous français, on utilise beaucoup de mots anglais :
Commençons par la grande gastronomie : quand le québécois va au MacDo, il ne va pas au Drive pour commander à un Happy Meal. Non, lui il va au service au volant pour avoir un Joyeux Festin.
Restons dans le "culinaire", ici on mange des gommes et des chiens chauds/roteux (chewing-gum et hot dogs... vous avez cru que j'allais dire qu'on mangeait des gommes et des crayons ?).
Le québécois souhaite rarement un bon week-end, mais plutôt une bonne fin de semaine (c'est toujours mieux que certains français qui, pour faire court ou cool, souhaitent un "bon week"... bonne semaine donc, pfff ah nan mais j'te jure).
Le mot "courriel" qui fait ringard en France est ici beaucoup utilisé.
Quand il est sur internet, le québécois ne "chat" pas, il.... (attention j'aime beaucoup celui-là).... il clavarde ! Ben oui, bavarder + clavier : clavarder (et dans la même famille, vous avez aussi le clavardage). J'adore !
L'autre jour, je voyais une pub sur laquelle était écrit que l'entreprise avait une "salle de montre" à telle adresse... Pas facile parce que l'entreprise en question ne vendait pas de montres. Et là, éclair de génie, j'ai compris : ils avaient une showroom ("une" ou "un" d'ailleurs, je ne sais plus).
Et enfin, je termine avec l'exemple le plus connu, celui qui montre que le québécois essaie tant bien que mal de défendre la langue française :


Voilà, pour résumer, je ne sais pas qui des québécois ou des français utilisent le plus de mots anglais (et jm'en câââlisse !), mais je dirais peut-être les québécois quand même (héhé). Par contre, ils sont quand même plus crédibles quand ils le font (ben oui désolée) : en France, il y a beaucoup de mots anglais qu'on utilise sans s'en rendre compte et d'autres que certains utilisent parce qu'ils font branchés ("jte laisse, j'vais à un meeting" "Ah ouais, et pourquoi t'irais pas plutôt à ta réunion ?!"... Enfin là il ne s'agit que d'une petite catégorie de gens qui tentent de montrer leurs talents en anglais). Il y a quand même énormément de mots anglais ici au Québec, mais au moins les gens les prononcent correctement (adieu les Tu-père-wouare). En France, il y a aussi le problème des mots anglais qu'on récupère et qu'on utilise pas correctement (cherchez la traduction anglaise du mot "parking"... ben bizarrement c'est pas "parking"). Et puis je me demande aussi d'où vient cette tendance à vouloir parler anglais en France, parce qu'on peut pas dire qu'on soit entourés d'anglophones comme le sont les québécois...

Bref, je ne suis pas là pour faire une analyse socio-linguistique de mes 2 pays. Moi, j'vous raconte ce que je constate, c'est tout !!
Le débat dure depuis tellement longtemps... et tant mieux d'ailleurs, moi j'trouve que c'est l'fun !